Les dépenses liées à la sécurité sont les plus impactées par les restrictions budgétaires

Publié le 1 Novembre 2017
Pour 43 % des entreprises françaises, les dépenses liées à la sécurité sont les plus impactées par les restrictions budgétaires. Tel est le premier constat dressé par Sungard Availability Services (Sungard AS) qui vient de publier son premier « Little Book of IT » donnant un aperçu des points de difficultés, des défis et opportunités auxquels sont confrontés les départements informatiques à travers le monde. La recherche, qui constitue la base du livre révèle que parmi les pays interrogés, la France est l’un des pays exprimant le plus d’inquiétude quant à l’incidence des restrictions budgétaires sur leur capacité à investir dans les technologies d’avenir.

Le budget : premier frein à l’innovation
Selon les principaux enseignements de l'étude menée par le spécialiste de la disponibilité des systèmes d’information, 58 % des services informatiques français estiment que les restrictions budgétaires entravent l'investissement dans les nouvelles technologies. Ce chiffre reste cependant relativement faible comparé à la Suède (81 %), mais plus élevé qu’aux Etats-Unis (50 %). De plus, près de la moitié des services informatiques français (43 %) ont identifié la sécurité comme la zone la plus touchée par la réduction des budgets liés à l’IT.

Cet enjeu autour de la sécurité est d’autant plus important que lorsqu’on demande aux décideurs informatiques français d’énumérer leurs trois principales sources de préoccupations, la question de la cybersécurité arrive en première place (51 %) – contre seulement 40 % au Royaume-Uni ou encore 29 % au Canada. Au Royaume-Uni, la principale préoccupation des décideurs informatiques est le changement d’infrastructure IT et l’adoption du Cloud (44 %), de même que pour les Etats-Unis (47 %). Pour la Suède (59 %) et en l’Irlande (56 %), la principale préoccupation étant d’assurer la mobilité.

Les décideurs informatiques face au défi d’innover
Les résultats de cette étude Sungard AS montrent que les responsables informatiques passent une grande partie de leur temps à gérer l’existant et ne peuvent consacrer que peu de ressources au développement de solutions nouvelles.

L’étude révèle qu’en moyenne près de 62 % des répondants passent une bonne partie de la journée à gérer le fonctionnement de l’infrastructure existante, répondre aux tickets internes et externes et à effectuer des tâches administratives. L'innovation et la planification stratégique ne représenteraient, en moyenne, que 28 % de leur travail. En France, les décideurs informatiques déclarent passer 57 % de leur temps aux tâches administratives, contre 31 % dédié à l’innovation. Les Etats-Unis (57 % vs 32 %) et le Canada (61 % vs 27 %) présentent une répartition du temps relativement similaire. L’Irlande affiche au contraire, des niveaux de charge de travail administratifs beaucoup plus élevés avec 82 % de leur temps dédié à la gestion de l’infrastructure existante et seulement 11 % de leur temps dédié à l’innovation.

Nouvelles technologies versus infrastructures existantes
L’étude révèle également qu’en moyenne 8,7 % du budget IT en France est alloué à la modernisation du parc informatique existant, contre 6,5 % au Royaume-Uni et 6,8 % aux Etats-Unis.

Or, pour 63 % des décideurs informatiques français, la modernisation du parc informatique existant affecte directement la capacité d’investir dans des technologies innovantes. Ce constant est partagé par la plupart de nos voisins, c’est notamment le cas du Royaume-Uni (66 %) et de l’Irlande (69 %).

Les clés du succès
Pour les responsables informatiques qui cherchent à apporter une contribution tangible aux résultats commerciaux de leur organisation, la recherche a identifié « quatre clés du succès », à savoir :
1. Passer plus de temps à innover – les répondants français consacrent 31 % de leur temps à l'innovation, juste devant la moyenne mondiale de 28 % ;
2. Tirer parti d'un modèle informatique bimodal – la moyenne mondiale est de 79 %, la France étant à 86 % ;
3. Investir dans les nouvelles technologies – la moyenne mondiale est de 69 %, la France avec près de dix points d’avance à 76 % ;
4. Travailler de manière proactive avec d'autres secteurs d'activité – toutes les équipes informatiques doivent s'améliorer à ce sujet; Globalement moins de la moitié (44 %) passent du temps à être proactif, plus de 10 points de plus qu’en France (32 %).

Malgré une vision qui embrasse l'informatique bimodale et d'autres technologies transformatrices, il semble que, par rapport à leurs pairs mondiaux, les départements informatiques de l'Irlande ont besoin d'une liberté suffisante de tâches mondaines pour pouvoir consacrer plus de temps aux initiatives novatrices et stratégiques qui contribueront à la réalisation des résultats commerciaux.
 
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